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Qui n’a jamais entendu “n’y vas pas”, “ça ne marchera pas”, “ce n’est pas fait pour toi » toi réussir ça ? jamais ” ?

Quand, j’étais jeune, j’étais une élève plutôt moyenne, joviale et très dynamique. Ma mère me considérait comme une enfant pleine de vie alors que mes professeurs me voyaient comme une enfant hyperactive.

Ils me disaient toujours : “tu aurais de meilleures notes si tu posais moins de questions ”. Quelle tristesse !

C’est pour cela que j’en suis arrivée à me dire que dans la vie de tous les jours, sans nous en rendre compte, nous avons dans nos sociétés occidentales mis sur un piédestal le mot I N T E L L I G E N C E.

Comment évoluer dans un monde où les critères d’intelligence ont été définis par la société ? Un monde où on est constamment en concurrence avec les autres et jugés parce que considéré comme «moins intelligent « que la moyenne » ?

Dans notre société, je trouve que beaucoup de personnes identifient les individus en fonctions de leurs titres, ont les yeux qui brillent d’admiration dès que quelqu’un parle de ces diplômes, ou encore lorsque les gens utilisent des mots savants et compliqués.

Résultat : ce type de pensée commune est venu influencer notre perception et notre regard sur l’intelligence collective et remettre en question notre propre intelligence …..et pourtant.

Quand on se rend compte que de grands artistes tels que Vincent Van Gogh, misérable de son vivant n’a été reconnus qu’après sa mort.

Qu’ont Bob Marley, Vivaldi, ou Charles Aznavour commun ? un bon QI, des diplômes, de grandes études ?

On se dit as t’on réellement besoin de savoir si Bob Marley, Vivaldi, ou Charles Aznavour, avait un bon QI, ou fait de grandes études ?

La réponse est non, ces virtuoses étaient tout simplement dotés d’une intelligence musicale et kinesthésique hors paires, ils savaient juste faire parler leurs cœurs et transmettre des émotions.

Finalement l’intelligence dépend de notre perception, des facteurs culturels, de la conformité sociale.

Notre société nous a donné une vision erronée voir inexacte de l’intelligence et de la réussite. Elle a réussi à nous convaincre qu’être intelligent, c’est d’être capable de comprendre des problèmes logiques, d’apprendre des langues, de répéter parfois bêtement pour avoir plus de 15/20 aux devoirs, ou d’apprendre par cœur ses leçons et les ressortir avec brio le jour de l’examen.

J’ai développé des pédagogies individualisées, une éducation aux différentes facettes du potentiel humain, ou les étudiants peuvent dormir entre les cours,  jouer au baby foot, aller nager, pratiquer la natation entre deux cours entre deux classes. Une école attentive aux spécificités de chacun pour favoriser son épanouissement personnel et mettre en avant son intelligence prédominante.

Depuis mon retour à la Réunion, je fais le tour des écoles pour expliquer cette démarche. J’ai même rencontré des jeunes qui m’ont dit : “grâce à vous, je sais que je suis intelligent, je vais persévérer”. C’est pour cela que j’ai crée l’école HEDECI.

C’est vrai ! Chacun est unique, différent et intelligent. Alors, pourquoi vouloir apprendre à un carré qu’il est rond ?

Moi, je ne voulais plus que les élèves se sentent dépassé, exclu, nul.

Pour tous les élèves moqués, pour les parents qui ne comprennent pas leurs enfants, pour les personnes en reconversion professionnelle… Apprenez à vous connaître pour mieux comprendre les autres car si vous connaissez votre propre intelligence, vous travaillerez en ce sens, alors vous devenez plus heureux, plus sûr de vous. Bref, vous vous réalisez.

Je rêve d’un monde où le système considèrera l’intelligence selon ses différentes facettes pour offrir aux apprenants d’aujourd’hui un cadre d’apprentissage en accord avec leur personnalité. Une école où on écoute l’autre en le faisant confiance, ou on peut dormir entre les cours, jouer au babyfoot, pratiquer la natation entre deux cours. Une école qui puisse aider à développer différentes formes d’intelligences pour permettre aux personnes d’être épanouie et heureuse et non soumise aux critères de la société.

Apprendre avec ses capacités, s’écouter, voilà ce que je vous souhaite !

Les mots de la directrice Hedeci Laurence Akossi